dimanche 30 septembre 2012

Des visiteurs

 

Ce weekend, Khalil et Beth sont venus du Caire nous rendre visite à Agami. Un weekend relax, différent de d'habitude où nous avons pris le temps de discuter. Les enfants ont été sages, quelques dessins spontanés et beaucoup de TV. Et samedi matin, Emmanuel et Adrien avaient école. Karim les a conduits en allant au travail et moi j'ai réussi à m'échapper 1h à la plage. Seule! Un plaisir extrême, sans exagérer! Qui valait bien les 2h30 aller-retour pour aller les chercher à l'école et revenir à Agami. J'ai fait la connaissance de plusieurs dames croisées souvent sur la plage : Nadia et Mirella. Nous avons papoté allongées dans l'eau.
Un oiseau par Emmanuel

Un oiseau par Adrien
Adrien à Emmanuel : "Mais il manque les pattes! Sinon comment il va tenir sur la branche?". Puis à moi : "Moi j'ai dit à Emmanuel, il faut attendre la patience. La patience c'est un temps de colorier." (J'ai pris des notes).
 Adrien a voulu faire une photo pour montrer la TV à Papy.
 
Et la plage d'automne, toujours autant de plaisir pour tous. S'il ne faisait pas nuit si tôt (avant 18h) et si le trafic n'était pas si terrible, je filerais à Agami tous les après-midi après l'école!
 Nous retrouverons Khalil et Beth à Gouna fin octobre.

jeudi 27 septembre 2012

Défi bricolage

 Et si on faisait des fusées? Nathalie m'a envoyé un tutorial ce matin. Ce soir, on l'a mis en pratique. Grand succès pour l'idée. Par contre côté exécution, quelques difficultés.

1) Ils ont mis longtemps à colorier et ils étaient impatients de pouvoir lancer leur fusée. Pas évident de les calmer (c'est le revers de leur enthousiasme). Ils m'ont demandé de l'aide pour terminer. Adrien a voulu rajouter du feu, pas une bonne idée, ça rend l'introduction de la paille plus difficile.
2) Emmanuel est un fignoleur, il repasse et repasse pour que la couleur soit parfaite. Résultat, le papier commençait à s'imbiber et de déchirer
3) Etape collage : toujours aussi impatients, il faut attendre que la colle prenne. Ensuite je n'avais que de la colle liquide, ce qui a fragilisé le papier. Donc utiliser plutôt de la colle en bâton.
4) Etape lancement : je ne sais pas si on n'avait pas les bonnes pailles, mais il faut souffler vraiment fort pour que la fusée décolle. D'ailleurs elle ne va pas très haut (ils sont exigeants mes cosmonautes).
5) A force de souffler (et de cracher :-)) le papier a commencé à se déchirer.
6) Emmanuel a eu une autre idée : lancer des cure-dents en bois, bref, il a inventé la sarbacane! Pas dangeureux, mais risque de retrouver des pics partout dans la maison!
Mais ils étaient très fiers de leur fusée. Le thème leur a bien plu. Cela tombe bien car ces dernières semaines on a beaucoup parlé de la lune (vidéos des 1ers pas sur la lune), observation de la lune chaque nuit à Agami avec sa forme qui change, N° spécial de Pomme d'Api sur Samsam, la soucoupe, les météorites ...

Et toi Nathalie, comment s'est passé ton bricolage de fusées avec Martha et Pauline?

Le double visage de mon Batman

 

Se défouler après l'école

Malgré la fatigue ("j'suis fatiguéééééé", des pouces dans la bouche), direction le Sporting. Au retour à la maison, un bain et au lit. Pas besoin d'histoire avant de s'endormir.

Sur le chemin du Sporting, dans les bouchons (j'avais pris un autre chemin), découverte d'une boutique d'animaux de compagnie avec des singes. Triste.

mercredi 26 septembre 2012

Des grands

Mardi après-midi, de retour de l'école, dessins animés. Emmanel m'a dit "Maman, maintenant après l'école, on va regarder des dessins animés tous les jours". Aie, aie, aie. Il faut dire que la semaine dernière, je commençais à trouver le temps long, 24h sur 24 en tête à tête avec eux deux alors je me suis laissée allée à les installer devant la TV. On a trouvé une chaîne de dessins animés de Dubaï ou du Qatar, MBC3 qui passe des dessins animés en continu. C'est en arabe mais ça ne les dérange pas. Ils ont découvert aussi les publicités pour les céréales (d'où les Choco Pops) et les jouets. Toutes les 5 minutes j'entends "maman!! regarde!! Moi j'aime bien ça! Je veux les hélicoptères! Au bout d'un moment, j'ai éteint la TV et sorti les Duplo.

Ouf, ils en avaient marre aussi, il n'y a pas eu de contestation. Et on s'est fait un petit délire qui a bien duré 1h. A la fin on a construit un super garage et résolu des problèmes d'aménagement urbain. Ils ont apporté toutes leurs petites voitures et il a fallu leur trouver une place de parking (notre souci quotidien jusqu'à ce qu'on déménage). On a rajouté des plateformes en hauteur. Viré la moto trop grosse.
Adrien m'a demandé d'écrire ce panneau


Puis le soir, au moment d'aller dormir, Emmanuel voulait son biberon. Je demande à Adrien s'il en veut un : "non, je ne suis pas un bébé, je suis grand". Puis au moment de lire l'histoire du soir, je demande à chacun de choisir une histoire : "non, je suis grand, je ne veux plus d'histoire". Waouh, quel changement en 1 journée.
P.S. Je lui ai expliqué qu'on aimait lire des histoire même quand on était grands, que son papa et moi on aimait bien lire avant de dormir.

Ce mercredi matin, 1er vrai jour d'école, pas de problème pour les réveiller. Je leur ai installé leur propre réveil matin qui sonne à 7h. Et le matin nous prenons le petit déjeuner en famille. J'avais prévu de descendre à 8h, finalement cela a été 8h10 mais nous sommes arrivés en 2 temps trois mouvements à 8h20 devant l'entrée des petits (l'école va de la maternelle au collège). Une dame les prend en charge et les dirige vers leur classe. Un bisou, ils n'ont même pas regardé en arrière. Et en allant les chercher à 13h30 (après le yoga) Adrien m'a fait un grand coucou du fond du couloir, a sorti de son sac, très fier, le coloriage qu'il avait fait. "Je vais le donner à Papy!" J'ai cru comprendre qu'ils avaient fait de la pâte à modeler. Que la classe avait été moitié en français, moitié en arabe. Emmanuel n'avait pas de coloriage, il l'aurait perdu. Ils ont tout mangé leur snack de 10h. Emmanuel : "maman, j'ai mangé mon sandwich, puis mes concombres (bâtonnets), puis mes pommes (quartiers) et j'avais encore faim".

Je vois un grand changement par rapport à la garderie. Ils se préparent avec entrain et notre petit trajet en voiture plein de discussions. Très bavards pour raconter ce qu'ils ont fait (même si je n'ai pas tout compris), dans la voiture et ensuite pendant le déjeuner, qu'ils mangent avec appétit. Je crois que c'est bon signe. C'est un peu tôt pour tirer des conclusions mais je crois qu'on a bien fait de les inscrire à l'école au lieu d'attendre une année de plus en garderie comme tous les enfants égyptiens. D'ailleurs les gens qu'on connaît (égyptiens) ont du mal à comprendre notre choix tellement c'est inhabituel.

mardi 25 septembre 2012

C'est la rentrée!

C'est officiel, Adrien et Emmanuel ont commencé l'école ce matin, à St Gabriel. Mais la vraie rentrée c'est demain, sans les parents. De 8h30 à 13h30. Une pause de 45 min vers 10h. Ils mangent leur sandwich dans la classe à leur table et ensuite une demi-heure de récréation. Pour la liste des affaires nécessaires, il faudra attendre demain. On n'est pas en France où on vous donne la liste en juin pour septembre! Faut pas stresser!
Ils sont dans la classe 1ere jardin d'enfant A et leurs deux maîtresses pour la partie en Français s'appellent Mme Marianne et Mme Noha. Pour les maîtresses d'arabe, je n'ai pas retenu leur nom.

 
Le visage de chacun reflète tout à fait leur état d'esprit ce matin! Adrien ravi et Emmanuel pas rassuré.
 Il va falloir corriger les badges. Ils doivent porter un badge à leur nom le 1er mois. Comme à chaque fois, on leur donne comme nom de famille, le nom du père et du grand-père paternel. Ceux qui ont un nom de famille (comme eux) doivent se battre pour qu'il ne disparaisse pas.
 Leur classe est celle à droite.
 A gauche, Seif, un "copain" rencontré précédemment au Sporting. Pour les jeux, Emmanuel est moins timide. Dans leur classe également un garçon de leur ancienne garderie, Arsany.
 Ils étaient partis jouer dans la cour des "2eme jardin" (grande section).

Chacun a sa place attitrée. Nous avions demandé qu'ils soient dans deux classes séparées mais aparemment cela n'a pas été le choix de l'école. Ils sont néamoins dans 2 groupes séparés (par la cloison des casiers, 20 tables de chaque côté). Cela leur a bien plu d'avoir leur table personnelle.
Je n'ai pas tout compté à l'appel, mais il devait bien y avoir 6 Mohamed! Et un autre Emmanuel dans l'autre classe!

La "phrise" alphabétique, j'ai mis un moment avant de comprendre ce qui clochait!! ... Et je me demande pourquoi les lettres de l'alphabet en arabe ne sont pas dans l'ordre habituel.
un orange, un banane ... ;-(
Est-ce qu'on verrait en France "ne pas cracher"?! Par contre, pas de "lever la main pour prendre la parole", "se laver les mains".





Petite fête pour clôturer ce 1er jour d'introduction. Emmanuel était en pleurs "j'suis fatiguéééé!". Aucun des 2 n'a voulu participer à la chenille. La musique était à fond et moi-même je n'en pouvais plus de la foule, de la chaleur, de passer plus de 2h dans un endroit où je ne comprenais rien aux discours et instructions, dans un bruit pas possible. Moi aussi j'étais au bord des larmes. Enfin c'est la vie en Egypte. Beaucoup de promiscuité, de bruit, même à l'école (imaginez 40 enfants et leurs parents dans la même salle et les deux maîtresses qui crient en même temps les noms des enfants pour distribuer les badges). Je ne m'inquiète pas trop pour eux, ils vont savoir s'adapter et je n'ai pas trop ressenti la différence d'âge par rapport aux autres (ils ont un an de moins) si ce n'est le fait d'être moins à l'aise socialement.

lundi 24 septembre 2012

En attendant la rentrée

 La zone des chevaux, toujours en travaux.
 Je veux le même sur mon futur balcon du salon! En plus petit.
 "Oh non, c'est tout cassé!" "Peut-être que des monstres sont venus la nuit?". Adrien a beaucoup d'imagination. Quoique ... comment appeler ceux qui ont : cassé l'échelle de corde sur la gauche, le toboggan qui était sur le devant, la petite porte du dessous, les toiles en guise de toit?
Pause pipi. L'équipement indispensable de tout (celui-ci est superbe) vestiaire au Sporting : les tapis de prière et les blouses et galabeyas des dames-pipi (en arrière plan).
 Tiens, ils ne veulent pas être pris en photo! Emmanuel après le passage chez "son" coiffeur. Adrien lui préfère celui de son papa.
Je suis en admiration devant cette générosité de la nature (les dattes) et le contraste des couleurs entre le bleu du ciel, le vert des palmes, le rouge des dates et le beige des troncs.
Encore un nouvel immeuble. Les constructeurs trouvent toujours de la place.

dimanche 23 septembre 2012

Pêle mêle du weekend

Dernier grand weekend à Agami car samedi prochain nos grands garçons auront école et on ne pourra pas rester dormir le vendredi soir (cela fait quand même une heure de route pour rejoindre Alexandrie) tout du mois le temps qu'ils prennent leur rythme. Peut-être qu'on ira dormir le jeudi soir à la place pour profiter pleinement du vendredi au vert.
 Emmanuel, heureux, avec ses "Coco Cops" (impossible de dire Coco Pops!).

 Jeux d'imagination avec trois fois rien (reste de planches de la cabane) et des animaux et playmobil de vides-greniers. Papa et maman : si vous en trouvez d'autres, ils inventeront de nouvelles histoires.
 Après le chat, des guèpes. Pas sûr qu'ont les laissent s'installer.
Samedi à la plage, de 12h au coucher du soleil. Superbe la plongée du soleil rouge dans la mer. Et l'occasion d'une leçon d'astronomie pour Emmanuel qui pose des questions à longueur de journée et sur tous les sujets. Pourquoi le soleil il est rouge? Et où il va le soleil s'il ne tombe pas dans l'eau? Si je les notais, j'aurais déjà rempli un cahier entier. Regarder la mer et se dire que la France est juste de l'autre côté. Quand ils ont le blues de Papy et Mamie, ils imaginent qu'ils traversent la Méditerranée (à la nage bien sûr, avec leur bouée) et qu'ils arrivent chez Papy et Mamie. Ils savent qu'il faut prendre le train une fois arrivés à Marseille! Là où j'ai du mal à me repérer c'est dans quelle direction nager, pour ne pas se retrouver sur les plages de Palestine, d'Israël ou du Turquie. Ce n'est pas loin. Ou comment faire un peu de géographie en s'amusant.

Les vagues étaient assez fortes, j'ai fait plein de petites vidéos, mais ma connexion internet est trop lente.
 Entre deux vagues
 Relax, Adrien
Dimanche était plus venté. Pour une fois c'est moi qui me suis mise à l'eau, Karim trouvait l'eau trop froide (c'est l'impression avec le vent).
Ce n'est pas le cerf-volant d'Emmanuel mais un kyte surf, le 1er vu sur la plage de Agami depuis longtemps. C'est magnifique à regarder. Il faisait des aller-retours en nous passant juste à côté lorsque nous étions dans l'eau. Nous avons eu droit aussi à un ballet d'hélicoptères militaires chaque jour pour le plus grand bonheur des garçons.
 "Fresca, fresca, bil honey, bil honey, bil loze, bil bondok, fresca, fresca!" je vous fais la chanson (fresca, fresca, avec du miel (x2), avec des amandes, avec des noisettes, fresca, fresca)
Petit clin d'oeil à Simone : le fameux "petit vieux" qui vend ses serviettes sur la plage. Repérez les torchons de cuisine dans sa main droite.